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Pierre de patience et autres contes de femmes qui rêvent - Ludivine Hénocq
Pierre de patience et autres contes de femmes qui rêvent - Ludivine Hénocq

sam. 18 nov.

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La Péniche Didascalie

Pierre de patience et autres contes de femmes qui rêvent - Ludivine Hénocq

Conte, Chant et écriture. Conte familial à partir de 10 ans Durée 60min - Tarif 12€/9€ (tarif réduit)

Heure et localisation

18 nov. 2023, 20:30

La Péniche Didascalie, Port-Sud, Rue Federico Garcia Lorca, 31520 Ramonville-Saint-Agne, France

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Une pierre de patience, qu’est ce que c’est ?

La pierre de patience est un objet magique, présent dans de nombreux contes de Grèce et de Turquie. Selon les croyances, la pierre de patience est une pierre confidente à qui l’on révèle ses secrets et ses peines. Le jour où elle se brisera (ou bien le jour où on la perdra), alors, la croyance assure que nous serons libérés de tout ce qu’on lui avait confié.

Résumé

Dans le désert, il y a des foulards accrochés aux branches d'un santal. Il y a des traces de pas dans le sable. Ce sont ceux des femmes qui marchent. Où vont elles ? Qu'elles soient en fuite, en chemin vers l'amour, ou en quête de beauté, toutes suivent sans relâche la lanterne de leurs rêves. Ainsi se transformeront leurs vies, peuplées de défis et de merveilles : pendant que l'une brode son rêve de la nuit avec ses larmes et un fil de soie, une autre confie son histoire à une pierre de patience, pour soulager son coeur. Une troisième sculpte de ses mains son futur époux, avec la farine la plus fine, l'eau la plus pure, et un mélange de toutes les épices du monde. Vêtues de leur robe d'audace, chacune, à sa manière, ira à la rencontre d'elle même. Toutes intensément vibrantes. Intensément… humaines.

Note d'intention de l'artiste 

Il y a quelques années, je suis tombée sur un conte qui m’a immédiatement fascinée : « Pierre de Patience ». L’histoire de cette jeune fille, enlevée par un oiseau bleu pour aller veiller un homme mort pendant 40 jours et 40 nuits avait de quoi dérouter. Le fait qu’elle tombe amoureuse de lui et de son silence, encore plus.

Au fil de mes recherches (effectuées notamment grâce au magnifique ouvrage d’Anna Angelopoulos « Contes de la Nuit Grecque » aux éditions Corti) j’ai découvert que ce conte était un sous-type du conte d’Eros et Psyché, et qu’il avait de nombreuses versions en Turquie, en Grèce, et dans toute l’Europe Méridionale : 118 versions existent ! Il ne me restait plus qu’à tisser mes versions favorites entre elles.

L’étrangeté et la poésie de ce conte m’ont habitée longtemps. Je ne pensais pas le raconter un jour. Mais il est des « alarmes » silencieuses qui nous préviennent quand il est temps...

« Pierre de Patience », conte éponyme, est donc à l’origine de ce spectacle. Trouver des compagnons de route à ce conte « pilier » est comme un jeu... sans fin. C’est que je m’intéresse à un thème très vaste et inépuisable : celui de la femme, et de ses transformations au cours de la vie. La femme créatrice, la femme qui veille, la femme qui s’initie, la femme qui devient mère, la femme guérisseuse... Autant d’archétypes immémoriaux qui nous en apprennent plus sur nous mêmes, et qui nous murmurent à l’oreille : « Oui, les femmes de ces histoires, ces femmes d’un autre temps avaient les mêmes rêves et les mêmes peurs que toi. Vois comme ta puissance vient de loin. Sent comme toutes ces femmes sont derrière toi, et avec toi. »

Bien entendu, ce spectacle ne s’adresse pas à un public spécifiquement féminin : les hommes ne sont jamais bien loin, dans ces histoires... Ce spectacle veut simplement être un hommage : un hommage à des héroïnes fascinantes, fortes et douces à la fois. Des héroïnes qui disent oui à leur destin, oui à leur intuition, à la vie, à ce qui leur est proposé. Elles baissent les armes et s’abandonnent, pour vivre ce qu’elles ont à vivre, et en ressortir transformées, grandies. Ce ne sont pas des guerrières : elles ont fini de se battre. Leurs prouesses ne résident pas dans le maniement des armes mais dans leur faculté à faire confiance à la vie, et à elles même.

Pourquoi avoir peur ? Pourquoi ne pas y aller, quand la vie nous le propose ? Puisqu’à la fin de l’histoire, quelques soient les difficultés rencontrées, c’est toujours un "nous même" grandi qui nous tend les bras...

Ce spectacle n’a aucun lien avec le livre et le film « Syngué Sabour, Pierre de Patience » d’Atiq Rahim : seul le motif de la pierre de patience s’y retrouve.

Graphisme Elinoï Design.

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